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Statut de l’écriture du Moushaf en lettres latines

Statut de l’écriture du Moushaf en lettres latines

  • Avis juridique prononcé suite à l’assemblée des grands savants :

Toute louange revient de droit à Allah, et qu’Allah couvre d’éloges et salue le Messager d’Allah ainsi que sa famille et ses compagnons.Ceci dit,Dans la quatorzième session du conseil du comité des grands savants qui s’est tenue dans la ville de Tāءif dans la période du 10 au 21 du mois de Cha’bān en 1399 de l’hégire, le conseil a pris connaissance de la lettre provenant de l’envoyé du président de l’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite, à Jakarta, destinée au directeur du  département de la prédication à l’étranger ayant pour numéro 155/15/1/9 sans être datée, et contenant le fait suivant :« Il est apparu dans les marchés en Indonésie un Moushaf écrit en lettres latines. » Ainsi que sa question sur ce qu’il incombe de faire face à cela.

Cette lettre a été transmise au secrétariat du comité des grands savants par son éminence le directeur général des recherches scientifiques, la délivrance des fatwas, l’appel et l’orientation de par sa lettre ayant pour numéro d/1/255 datant du 27/1/1399 de l’hégire.

De même, le conseil a pris connaissance de la recherche préparée par le comité permanent pour les recherches scientifiques et la délivrance des fatwas concernant le jugement d’écrire le Moushaf en lettres latines, en se basant sur la demande du conseil dans la troisième session spéciale lorsque la lettre fut présentée dans cette session.

Et après étude du sujet, discussion et échange des idées, le conseil a décidé à l’unanimité qu’il était interdit d’écrire le Coran en lettres latines ou en d’autres lettres d’autres langues, et ceci pour les raisons suivantes :

1- Le Coran est descendu en langue arabe aux lettres et aux sens très clairs, Le Très Haut dit (dans le sens du verset) :

〈 Ce [Coran]-ci, c’est le Seigneur de ‘Ālamīn (hommes, Djinns et tout ce qui existe autre qu’Allah) qui l’a fait descendre, et l’Esprit fidèle (Djibril) est descendu avec sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. 〉

[Ach-Chou’ārā’ (Les Poètes) : 192-195].

Et ce qui est écrit avec les lettres latines n’est pas nommé Coran selon la parole du Très Haut :

〈 Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un Coran arabe 〉

[Ach-Choūrā (La Consultation) : 7]

et Sa Parole : 〈 Or la langue de celui auquel ils font allusion est étrangère (non arabe), et celle-ci est une langue arabe bien claire. 〉

[An-Nahl (Les Abeilles) : 103]

2- Le Coran a été écrit, au moment où il est descendu, et lors du rassemblement fait par Abī Bakr et de ’Outhmān – qu’Allah les agrée – avec les lettres arabes, et tous les autres compagnons – qu’Allah les agrée – furent d’accord avec cela, et ceux qui les ont suivis furent, de-même, unanimement d’accord là-dessus, ainsi que ceux qui vinrent après eux jusqu’à notre époque, et cela, malgré la présence de non arabes. Il est avéré que le Prophète – qu’Allah le couvre d’éloges et le salue – a dit : « Attachez-vous donc à ma Sounnah ainsi qu’à la Sounnah des califes bien guidés qui me succéderont. » le hadith, donc il est obligatoire de préserver cela, conformément à ce qui se faisait en son temps – qu’Allah le couvre d’éloges et le salue –, (au temps) des califes bien guidés, et conformément au consensus de la communauté.

3- Les lettres de chacune des langues font partie d’une terminologie communément établie, et peuvent donc être amenées à être échangées, et cela plusieurs fois, par d’autres lettres, donc on craint, si on ouvre cette porte-là, que cela amène au changement toutes les fois qu’une divergence apparaît dans la terminologie. Ainsi, on craint, par voit de conséquence, que la lecture ne soit amenée à différer à cause de cela, et qu’elle s’entremêle au fil des jours, les ennemis de l’Islam trouvant, alors, une occasion propice de critiquer le Coran à cause de la divergence et du désordre, comme cela s’est passé pour les livres précédents. Ainsi il est obligatoire d’empêcher cela pour préserver la base de l’Islam et obstruer ce qui amène au mal et à la corruption.

4- On craint que si une dérogation était faite, ou si cela était approuvé, que le Coran devienne un jouet dans les mains des gens, et ainsi que chacun propose de l’écrire dans sa langue ou dans une autre, et il n’y a aucun doute que cela peut provoquer la divergence et constitue une perte, donc il est obligatoire de protéger le Coran de cela ; pour protéger l’Islam et le Livre d’Allah de tout comportement frivole à son égard et de toute confusion.

5- L’écriture du Coran avec des lettres non arabes décourage les musulmans de chercher à connaitre la langue arabe, par l’intermédiaire de laquelle ils adorent leur Seigneur, comprennent leur religion, et s’instruisent à son sujet.

Ceci étant dit, et la réussite provient d’Allah. Qu’Allah couvre d’éloges et salue Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons.

Le comité des grands savants.

Le président de la session ’Abdoullah Ibn Mouhammad Ibn Houmeid

L’original en arabe : ici

 

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